Détruire le genre ?, Atelier ANEF aux 3èmes rencontres d’été des Féministes en Mouvements, Nanterre, 6-7 juillet 2013

« Faut-il détruire le genre? », un titre provocateur pour une réflexion de fond qui est soulevée par les polémiques actuelles, comme celles autour des programmes de SVT de première au lycée ou encore les manifestations qui se sont multipliées pour lutter contre « le mariage pour tous ».

Nous savons que la dimension genre a été légitimée par les instances de la communauté européenne et devient d’un usage incontournable aujourd’hui. Mais le poids des médias est très lourd de conséquence quant à son utilisation et aux incompréhensions qui en découlent.

Détruire le genre ? Pourquoi cette question ? Car la définition est trop souvent mal comprise par certain-e-s. Et même au sein des associations féministes son utilisation fait débat. (Pour une meilleure visibilité dans le féminisme d’aujourd’hui, une autre question sousjacente se pose, celle de la réappropriation du mot « féministe »).

Pour illustrer la difficulté que pose l’usage de la notion de genre dans les études féministes il n’est qu’à regarder les débats que suscite la dénomination même de ces études : Doit-on dire :

    • Étude genre (qui évoque un processus qui reste ouvert mais flou)
    • Étude de genre (qui amplifie l’aspect conceptuel)
    • Étude sur le genre (et le genre prend un statut d’objet)

Ne doit-on pas préférer le substantif « genré » pour qualifier un fait, et ainsi le genre est activé, plutôt que de dire « ceci est un phénomène de genre » ?

Un questionnement sans cesse à réactualiser. Que proposer comme acception ? Comme utilisation ?

Aussi, nos intervenantes ont été invitées à préciser en quoi le genre, au singulier, peut- être utile; ou bien peut-être faut-il le déconstruire ? Leurs points de vue se complètent. Notre première intervenante, Brigitte Lhomond traite de l’aspect suivant : « les études féministe et le genre » ; ensuite Cendrine Marro nous dit comment « le genre est l’ennemi principal de l’égalité », elle discute à partir du regard de la psychologie sociale, alors que Martine Kubala, avec son étude philosophique, remet en question des préjugés de genre dans les études féministes.

(Extrait de l’introduction prononcée par Geneviève Pezeu)

Télécharger le résumé de l’atelier ANEF (1 p.): FEM2013_CR Atelier ANEF

Voir le programme et les résumés des ateliers sur le site des Féministes en Mouvements