Le genre et la mobilité étudiante internationale, Les notes de Campus-France n°52, septembre 2016

La mobilité internationale des étudiant.e.s, analysée dans une perspective de genre, fait l’objet d’une publication dans la synthèse Les notes de Campus France de septembre 2016. Les analyses statistiques, la synthèse et la rédaction de la note sont réalisées par Didier Rayon, Responsable des études et recherches et Lucie Duez, Chargée d’études et des statistiques. Béatrice Khaiat, Directrice générale, est directrice de la publication.

Alors que se tient à Paris la 9e Conférence européenne sur l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’enseignement supérieur et la recherche et à laquelle Bertrand Monthubert, Président du Conseil d’administration de Campus France, participe, Campus France publie une note sur la thématique du genre dans la mobilité étudiante internationale. Cette étude porte à la fois sur à la mobilité entrante, en démontrant que la France s’impose comme une destination phare auprès du public étudiant féminin à travers le monde, et sur la mobilité sortante, en dressant le portrait des étudiantes françaises concernées, motivées mais encore sous-représentées.

La France : championne de l’accueil des étudiantes étrangères en mobilité

  • Alors que le nombre d’étudiants en mobilité internationale ne cesse d’augmenter, la France apparaît comme une destination privilégiée par les femmes et pourrait bénéficier à l’avenir de la féminisation importante des effectifs dans l’enseignement supérieur à travers le monde, et de l’accroissement de la proportion d’étudiantes mobiles.
  •  A ce jour, 53% des étudiants étrangers en mobilité en France sont des femmes, une proportion qui dépasse largement celle enregistrée par le principal pays d’accueil, les Etats-Unis, avec seulement 44% d’étudiantes parmi les effectifs étrangers.
  •  Parmi les zones géographiques en forte croissante, la France se démarque encore davantage. Ainsi, 57% des étudiants asiatiques en France sont des femmes contre 46% aux Etats-Unis, et les perspectives de développement sur cette région du monde demeurent importantes.

A noter que les choix des filières suivies par les étudiantes étrangères sont plus proches de la parité que ceux des étudiantes françaises

La mobilité des étudiantes françaises à développer et à encourager

  • En France, si les étudiantes sont désormais plus nombreuses que les étudiants dans l’enseignement supérieur (55,3%), elles demeurent moins mobiles que leurs homologues masculins (39,8% vs 45,2%).
  •  Bien plus motivées et convaincues par les bienfaits d’une expérience à l’étranger, les étudiantes françaises rencontrent davantage de freins que les étudiants. D’une part, elles suivent moins souvent des études pour lesquelles un séjour à l’étranger est obligatoire et encadré (écoles d’ingénieurs notamment), d’autre part elles tendent à rencontrer des difficultés financières plus importantes, enfin elles ont plus souvent tendance à sous-estimer leurs capacités.

Télécharger la note (16 p.): Campus France_note_52_fr